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De futurs citoyens s'expriment...

Le crime a été trop cruel pour être pardonné et oublié par Elyane Robert La déportation, lors de la seconde guerre mondiale, est considérée comme le plus grand crime contre l'humanité. Mais connaît-on réellement ce qui se passait dans les camps de la mort ? On ne peut se représenter, on ne peut même pas imaginer toutes les horreur que les déportés subissaient. A commencer par le voyage : la mort frappe déjà, à cause du manque d'air, du manque d'eau, du manque de place. On marche sur des cadavres. A l'arrivée, tous connaissent la honte. Ceux qui ont survécu au train sont déshabillés, rasés, tatoués, numérotés. Désormais, ils n'ont plus rien. Pas même un nom. Et après... c'est le travail jusqu'à l'épuisement, la soupe inspide et le manque de soins. Et toujours la mort. Elle est omniprésente. Les camps de concentration se reconvertissent en camps d'extermination. Les déportés sont répartis en deux groupes. L'un d'eux est envoyé vers le crématoire : ceux-là ne reviendront plus. Très vite, la mort devient industrielle : on récupère les cheveux, les chaussures, les lunettes, les os et même la graisse. Ceux qui réchappent aux fours n'ont pas un sort plus enviable. Ils meurent à cause du travail, de la faim ou du manque de soins. Les soldats les tuent pour lutter contre le désaeuvrement. Les médecins les utilisent pour tester de nouveaux produits. Les déportés ne sont plus eux-même : ce sont des esclaves, des objets, des marionnettes. Et des jouets. On tue pour le plaisir, pour l'amusement. Quand les Alliés découvrent les camps, ils n'es reviennent pas : des monceaux de corps bouchent les rues. Sur des registres, on note tous les noms des déportés. On barre d'un trait rouge ceux qui n'ont pas survécu. Les camps de concentration et d'extermination, c'est le voyage sans retour. C'est la mort personnifiée. Mais aucune image, aucun texte ne pourra jamais montrer la vérité. Désormais, l'herbe a repoussée dans les camps. En voyant ce paysage si simple, si tranquille, qui pourrait imaginer qu'on y a presque exterminé une nation ? La mort est transparente. Elle se cache, se dissimule. Des millions de personne y ont été assassiné, sans la moindre pitié. On ne connaît plus cela. Le souvenir est tombé dans l'oubli. Mais quelques rescapés peuvent témoigner. Le crime a été trop cruel pour être pardonné ou oublié. Il faut le connaître afin de l'éviter une nouvelle fois. Pour éviter un autre massacre. Pour éviter un autre génocide. Pour éviter la faim, le travail, la torture, et la mort. Nous n'avons pas connu cela. Et il faut lutter pour qu'on ne le connaisse .pas.

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